Commission scientifique – Association Internationale des Praticiens en Décodage Biologique des Symptômes – 2026
Marc Guillaumot · Muriel Bureau · Régis Zulli · Pascale Dassonneville
Une allergie est un phénomène d’exagération pathologique de la réponse immunitaire face à un antigène (ici appelé allergène).
C’est une hyper-réaction des tissus, sans signal stop.
Dans une allergie, le tissu présente :
Le système immunitaire ne s’arrête pas spontanément par absence de signal de freinage efficace.
Dans le cadre de l’allergie, il y a une hypersensibilité qui correspond à une réaction normale dans son principe mais exagérée dans son intensité.
Il ne s’agit pas d’une erreur : c’est une réponse de défense physiologique poussée à l’extrême.
C’est le corps étranger, la molécule identifiée comme étrangère à notre organisme. Cela peut être du pollen, une protéine alimentaire, une substance chimique ou du venin.
Ce n’est pas la dangerosité réelle qui compte mais la reconnaissance comme étrangère.
Dans le cadre de l’allergie, le nom donné à l’antigène est « allergène ».
Ce sont les protéines produites par les lymphocytes B (globules blancs, système immunitaire). Elles sont spécifiques d’un antigène donné : la reconnaissance est basée sur la forme moléculaire. Chaque anticorps correspond à une structure précise.
La fonction de l’anticorps est de se fixer à l’antigène, le neutraliser et faciliter son élimination. Par conséquent, le corps devient réfractaire à l’agent envahisseur : on dit qu’il s’immunise. Une mémoire immunitaire se met en place pour une réponse plus rapide au second contact.
Dans l’allergie, les anticorps produits par les lymphocytes B sont les immunoglobulines de type E (IgE).
Les IgE se fixent sur les mastocytes, qui sont des cellules qui contribuent à la défense contre les agents infectieux et à la cicatrisation. Les mastocytes sont présents dans le tissu conjonctif et contiennent des granulations constituées de médiateurs chimiques comme la sérotonine, l’histamine, la tryptase et l’héparine.
En se fixant sur les mastocytes, les IgE préparent une réaction immédiate.
À ce stade, aucune réaction n’est visible.
Le but de cette réaction allergique est de diluer, éliminer et empêcher la pénétration de l’allergène.
Allergène → IgE → Mastocytes → Histamine + autres molécules → Inflammation locale qui limite la propagation des molécules étrangères / inconnues / nocives
Il existe différents types d’allergies en fonction des symptômes et des allergènes :
Un rappel des hypothèses en décodage biologique de ces différents appareils :
Toux, bronchite, sinusite, asthme, coryza spasmodique (rhinite allergique)… La fonction est de respirer. Les hypothèses : vie / mort, espace, liberté.
Écoulement, conjonctivite, yeux rouges, démangeaisons… La fonction est de voir, information de danger. Les hypothèses : peur, appréhension, image.
Urticaire, eczéma, démangeaisons, dermatite, piqûres d’insectes, dermatite de contact… La peau est la limite entre l’extérieur et l’intérieur. Le besoin est le contact, la protection, la réserve. Les hypothèses : limite entre l’intérieur et l’extérieur de soi, relation, social, contact, séparation, agression.
Douleur, gastrite, entérite, aphtes, prurit anal… La fonction est d’accepter, digérer, transformer, éliminer ce qui vient de l’extérieur. Les hypothèses : acceptation, transformation, relation au monde extérieur.
Choc anaphylactique. La fonction est d’apporter le positif et d’éliminer le négatif. Les hypothèses : territoire, foyer.
La sensibilité d’un individu résulte à la fois de :
Un facteur de protection important est la fréquence et la variété des contacts que peut avoir le nourrisson avec les microbes et son microbiote. La substance n’est alors pas considérée comme étrangère / nocive car il y a eu de nombreux contacts neutres ou positifs avec elle.
Chez l’enfant, une plus grande diversité de microbes intestinaux diminue les risques d’allergies dans le futur de l’individu précocement exposé à ces antigènes. Cela expliquerait l’augmentation des allergies dans les pays riches, où les enfants vivent dans des environnements plus aseptisés qu’ailleurs, tout en étant exposés à un grand nombre de produits chimiques d’origine anthropique (non présents naturellement, liés à l’activité humaine).
C’est un gonflement rapide des tissus. Ce gonflement peut concerner les voies aériennes et donc entraîner un risque grave d’asphyxie.
C’est plus précisément un angio-œdème, un œdème du derme profond et des tissus sous-cutanés. Ce gonflement (généralement localisé) des tissus sous-cutanés est dû à une augmentation de la perméabilité vasculaire et à l’extravasation du liquide intravasculaire.
Le principal symptôme est un gonflement, souvent au niveau du visage, des paupières, de la bouche et du larynx, qui peut être sévère et vital.
Décodage biologique
Conflit de peur bleue, de terreur, de frayeur, d’angoisse pour les droitiers et de menace dans le territoire pour les gauchers, plus enclenchement de la thanatose (simulacre de mort).
Faire le mort : c’est une double contrainte, il faut faire le mort pour survivre.
Le corps fait des œdèmes : on peut chercher ce que la personne est en train de résoudre, ou encore de la colère à propos de quoi ? Et aussi un conflit avec les liquides.
C’est une réaction allergique exacerbée, entraînant dans la plupart des cas de graves conséquences et pouvant engager le pronostic vital.
Les symptômes les plus fréquemment retrouvés (isolés ou associés) sont des signes :
C’est une urgence vitale. Le seul traitement du choc anaphylactique reste l’injection d’adrénaline, hormone de gestion du stress.
L’adrénaline entraîne alors :
Chaque lettre du mot « CHOC » désigne une étiologie des états de choc :
Le but de ces réactions de défense est de :
Étymologie : phylaxie signifie « garder pour protéger ».
En cas de contact avec l’allergène, il y a vasodilatation des capillaires et des grandes artères causant de l’hypotension, qui survient soudainement pour éliminer l’allergène. Les hormones de stress, cortisol et adrénaline, ne sont pas fabriquées en quantité suffisante pour s’adapter : le corps ne s’adapte pas. Il y a eu un problème qui pourrait revenir. Alors, pour anticiper, il faut apporter plus de sang, plus d’oxygène à toutes les cellules du corps et drainer les problèmes. Les vaisseaux qui ont ces 2 fonctions vont se dilater.
Mais le sang ne peut pas être partout à la fois : le danger est l’hypotension au cœur et au cerveau. Il y a chute de tension car il faut que le sang soit partout, dans les capillaires et dans tous les vaisseaux.
Décodage biologique
Le vécu émotionnel est : je ne m’adapte pas, je suis aux aguets ; le sang est à l’extérieur, au niveau de la peau, je suis sur mes gardes, car le problème peut se répéter.
Constellation fronto-frontale : obstacle devant moi. « Je dois fuir, donc je coince le temps. » Inhibition au combat, donc dans la vie.
Selon Jean-Jacques Lagardet : le choc anaphylactique peut simuler l’apparence de mort, afin d’éviter les piqûres mortelles, les attaques mortelles. Certains insectes ne piquent que les vivants.
Dosage des IgE spécifiques, qui permet d’identifier l’allergène et de confirmer le mécanisme immunitaire.
Il peut exister une prédisposition à développer des allergies lorsqu’il y a une fréquence élevée d’antécédents familiaux. La transmission peut se faire par voie génétique et épigénétique (loyauté familiale).
Les caractéristiques du terrain atopique sont :
Le terrain ne crée pas l’allergie mais il facilite son apparition.
L’allergie est une réaction immunitaire rapide de protection contre un élément inconnu nocif.
L’intolérance est plus souvent liée à un déficit enzymatique. Les enzymes sont des protéines catalytiques, c’est-à-dire qu’elles accélèrent ou orientent les réactions chimiques dans notre corps. Un défaut enzymatique entraîne donc une incapacité à transformer / digérer l’aliment. Le système immunitaire n’est pas concerné.
Chacun de nous reçoit un approvisionnement limité d’énergie enzymatique à la naissance, qui doit nous durer toute la vie : c’est ce qu’on appelle le capital enzymatique. Avec ce capital limité, notre corps est en mesure de produire les enzymes métaboliques nécessaires au bon fonctionnement des organes et tissus, ainsi que les enzymes digestives nécessaires à la digestion et à l’assimilation des aliments.
La loi de la sécrétion adaptative des enzymes digestives postule que le corps libère exactement la quantité et le type d’enzymes digestives nécessaires en fonction de la nature de chaque repas consommé. Par conséquent, si le corps est appelé à produire énormément d’enzymes digestives à cause d’une consommation excessive de repas transformés dépourvus d’enzymes alimentaires (non produites par l’organisme), alors il aura moins d’énergie disponible pour sécréter les enzymes métaboliques nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme, y compris à sa régénération.
Quels sont les aliments les plus fréquents en lien avec les intolérances ?
Allergie et intolérance ont la même structure en décodage biologique : l’émotion se déplace sur un aliment présent lors du biochoc, qu’il ait ou non un sens symbolique.
C’est la première relation digestive : elle se fait avec la mère.
Le lait de vache va dire quoi à l’enfant ? Maman est triste, absente, ne m’aime plus ? Maman se sent coupable ? (L’enfant doit lui reprocher quelque chose pour être dans sa logique et préserver ainsi une relation.)
La caséine est la protéine du lait qui se transforme en casomorphine. C’est un neurotransmetteur dont le rôle naturel est d’apaiser le nouveau-né, de favoriser le lien maternel et le sommeil chez les mammifères. Elle procure une sensation de réconfort et une dépendance potentielle : souvent évoquée pour expliquer l’envie irrépressible de consommer des produits riches en fromage, elle parle du lien entre mère et enfant.
Mais souvent le bébé peut réagir à la caséine car sa mère était en conflit avec sa propre mère, donc conflit avec la grand-mère du bébé.
Elle transforme la farine, la fait gonfler : « Je ne supporte pas que papa ait changé, il est remplacé par un beau-père violent. »
Botaniquement, la cacahuète et les noix sont des graines, qui ressemblent à un embryon. Histoire d’avortement, de stress autour de la conception d’un enfant ?
L’œuf est un ovule : histoire sexuelle ? Des histoires liées à la conception ?
Le gluten est une protéine qui permet aux céréales de s’agglutiner entre elles.
Il est associé au père, chef de famille : lorsque les chasseurs-cueilleurs se sédentarisent, ils cultivent des céréales. De nomades, ils se regroupent autour du chef de famille, traditionnellement l’homme, le père, le patriarche. Tout le monde va s’agglutiner au responsable du clan, en général le père, l’homme.
Les intolérances ou allergies au gluten peuvent être une réaction contre le père : je ne veux pas m’agglutiner à ma famille.
C’est la mère qui présente le père à l’enfant. En fonction de comment elle le présente, l’enfant aura une bonne ou mauvaise représentation de son père, et peut-être une bonne ou mauvaise relation avec lui.
« Si moi, la maman, j’aime le père de mon enfant et que je le présente de façon positive à mon bébé entre 5 mois et 1 an, alors je mets une image positive du père dans mon lait pour le bébé : papa existe, maman me le présente de façon positive, alors il y a de meilleures chances pour que je digère le gluten. »
Le gluten ressemble au sperme : mémoire de conflit avec le sperme, une fellation par exemple…
Le blé, symbole de la prospérité, représente une sécurité financière. Familièrement, on parle d’argent en parlant de « blé ».
Symboliquement, les céréales représentent le père, celui qui nourrit et établit les règles dans la famille. Pendant longtemps, la tâche de couper le pain revenait au père, et de ce père on attend des règles justes et équitables ; on l’attend aussi de la société.
Les personnes intolérantes au gluten seraient plus sensibles aux changements de l’ordre du monde : elles nous disent qu’elles ne veulent pas de ce blé-là, qu’elles ne veulent pas coller à ce système. Les révoltés se décollent des règles établies en devenant intolérants à la « glue » de la protéine du blé.
Dans l’intolérance, une lutte intestine se joue entre ce que nous sommes vraiment, ce que nous croyons et ce qui nous est imposé.
Les allergies selon différents décodeurs.
Cette version date de plus d’un siècle et peut être résumée ainsi : tout d’abord, l’allergie est avant tout une protection psychique, déplacée certes, mais qui protège l’individu en adaptant son organisme à la réalité de la vie quotidienne.
Mais pourquoi se protège-t-il ainsi ? Il se protège de façon excessive et démesurée parce qu’il a perdu ce sentiment naturel de sécurité dans le monde qui l’entoure.
Du point de vue psychologique, cette manifestation serait à rapprocher de ce que Freud a mis en lumière : la logique du système psychique de défense avec le refoulement, le transfert associé au déplacement et au mécanisme de la projection.
Le refoulement représente l’un des mécanismes de défense les plus utilisés : un événement déstabilisant toujours non assimilé psychiquement et pouvant encore être source de souffrance est complètement occulté de la mémoire. Il est placé dans les profondeurs de l’inconscient pour ne pas ébranler la conscience s’il venait à se manifester une nouvelle fois.
Le transfert du symptôme évoque le déplacement et la projection. Grâce à ces trois éléments, nous focalisons notre attention sur un autre objet, l’allergène, pour ne pas être perturbés actuellement dans notre conscience par les sentiments originels d’instabilité, d’inquiétude et de peur.
Le mécanisme de projection nous permet ainsi de nommer un vrai coupable, un authentique bouc émissaire : l’allergène. Comme cela, notre esprit conscient est apaisé.
Le symptôme allergique est le signal de la résurgence d’un vécu émotionnel du passé, source de déstabilisation, devenu inconscient par un processus de refoulement et déplacé par projection sur un élément périphérique, auparavant neutre et anodin : l’allergène.
En d’autres termes, pour tout phénomène allergique, il existe un premier épisode déstabilisant et source de souffrance où l’allergène occupe la position anodine de témoin concomitant. Initialement protecteur, cet épisode est plus ou moins refoulé dans l’inconscient, mais l’énergie emmagasinée se déplace et se projette sur le suspect numéro un, l’allergène. Ce stratagème psychique nous permet ainsi de focaliser toute notre attention sur ce dernier et d’oublier l’épisode déstabilisant.
Source : https://centre-sophrene.fr/lectures/version-freudienne/
Épisode initial marquant ou épisode initial déstabilisant – allergène – émotion
En fonction de l’origine interne ou externe des agressions auxquelles il nous est proposé quotidiennement de faire face, nous disposons d’un double système de défense : le système biologique / cellulaire et le système psychique.
Le système biologique / cellulaire de défense est le système immunitaire : il nous protège des agressions microbiennes ou de tout autre élément venant de l’extérieur, comme les allergènes qu’il détecte dès leur intrusion dans l’organisme et qu’il garde en mémoire au sein de cellules spécialisées, les macrophages : c’est la mémoire cellulaire.
Le système psychique de défense nous protège des agressions venant de l’intérieur : nos démons enfermés à l’intérieur de nous-mêmes.
Dans notre vie, nous avons de nombreux événements plus ou moins marquants que nous classons dans les « bons souvenirs » et les « mauvais souvenirs ». Ils peuvent ressurgir ou rester cachés grâce à une perméabilité directive et sélective de notre système psychique de défense.
Les « bons souvenirs » ne sont d’aucun danger : c’est même le contraire, nous ressentons de la joie, de la plénitude, etc. Les « mauvais souvenirs » (mal-être, peur, affolement, panique, frayeur, etc.), si le psychisme le juge, sont occultés pour éviter d’être envahi par tous ces démons : c’est le refoulement.
Cet épisode initial peut concerner tous les domaines de la vie quotidienne : c’est le domaine de la préoccupation mentale, de la rumination, de la « prise de tête ».
Il existe le complexe organique de l’allergie, représenté par le couple antigène-anticorps, qui est à l’origine biochimique de la crise d’allergie, et le complexe psychique de l’allergie, composé de 3 éléments : épisode initial déstabilisant – allergène – émotion.
Lors de cet épisode initial, l’allergène et l’émotion se sont alliés et ont pactisé en formant un trio inséparable : le Psy-Choc Émotionnel Déstabilisant, ou Big Bang psycho-émotionnel (P-CED).
Lors de la vie quotidienne, après une période de calme relatif, à un instant précis, survient brusquement et d’une manière inattendue une information impossible à partager avec autrui au moment des faits, qui va entraîner une profonde déstabilisation sous forme de sur-stress incontrôlable : c’est le Big Bang psycho-émotionnel.
Lors de cet épisode, il y a dépassement des seuils de tolérance de notre inconscient biologique. Comme s’il se trouvait en danger extrême, il enregistre tous les détails, tous les paramètres, ce que l’on appelle « les rails » (comme les enregistrements des boîtes noires dans l’aviation, ou comme le fait la police, qui recherche le moindre détail lors d’un attentat ou d’un crime). Cet allergène a un rôle de rappel du Psy-Choc Émotionnel Déstabilisant, qui représente « attention danger », comme si la biologie tentait d’avertir qu’elle ne va pas tarder à recevoir « le ciel sur la tête ».
Source : livre Les allergies, « c’est plus simple qu’on ne le pense »
L’allergène est considéré comme l’élément qui réactive le souvenir d’un vécu et surtout du stress spécifique qui s’y rattache, ce que l’on appelle « le souvenir de la première fois ».
En fait, nous vivons ce mécanisme un nombre de fois par jour car nous rencontrons des allergènes de tous ordres qui nous ramènent à des vécus spécifiques. La plupart ne provoquent pas de réactions physiologiques.
Exemple : nous entendons à la radio une chanson que nous n’avons pas entendue depuis des dizaines d’années. Elle nous ramène, en une fraction de seconde, au souvenir des grandes vacances de nos 15 ans…
Tout cela fonctionne par association d’idées, une chose ramenant au souvenir d’une autre, qu’elle soit agréable, désagréable, voire dramatique. La chanson peut aussi nous ramener à notre premier chagrin d’amour…
L’allergène peut être une molécule chimique détectable par la peau, par les cellules olfactives, les papilles gustatives, mais aussi une vision, un son, un contact… Parfois, l’allergène peut être un concept ou un symbole.
Ces associations d’idées induisent des souvenirs et / ou des émotions agréables ou désagréables. Mais elles peuvent aussi générer des réponses biologiques parfois très réactives, la seule différence entre l’association d’idées et l’allergie étant tout simplement la conscience :
Si nous sommes conscients de la relation entre une information et un souvenir du passé agréable, désagréable ou dramatique, il ne peut pas y avoir de réaction physiologique de type allergie. Le cerveau archaïque n’est pas obligé d’intervenir car nous faisons, en conscience, le lien entre les 2 informations. De ce fait, nous pouvons agir en conséquence si nécessaire.
Par contre, si un souvenir dramatique est activé sans que nous le sachions, alors notre cerveau peut devoir intervenir pour nous avertir qu’il y a une association d’idées urgente à faire.
Un enfant rentre chez lui en même temps que ses parents. Le père ouvre la porte, détecte le danger et s’écrie : « Ça sent le gaz, ne restons pas là ! » L’enfant a le temps d’enregistrer la forte odeur de gaz qui règne dans la maison. À l’instant où la famille est dehors, la maison explose. Personne n’est blessé. Toute sa vie, l’enfant sera extrêmement sensible à l’odeur de gaz, il saura détecter la moindre molécule de gaz et pourra réagir en conséquence : ça s’appelle l’expérience.
Imaginons maintenant : l’enfant rentre chez lui seul. Il jette son cartable, prend son goûter et ressort immédiatement car il a rendez-vous avec ses copains dans la rue. Il est tellement pressé et insouciant qu’il ne fait pas attention à la forte odeur de gaz qui règne dans la maison. Cet enfant n’a jamais été en contact avec cette odeur spécifique, il ne l’a pas identifiée, ni associée à la notion de danger. Sa muqueuse nasale a eu le temps de détecter cette odeur spécifique et le cerveau l’a mise en mémoire automatiquement, d’autant plus que l’enfant a nécessairement vécu un tout début d’asphyxie du fait qu’il est resté quelques secondes dans cette atmosphère viciée et dangereuse.
Quand il arrive dans la rue, la maison explose. Il est bousculé par le souffle de l’explosion, il est choqué par l’événement et par ses conséquences. Avant d’être emmené à l’hôpital, il a eu le temps de voir les dégâts causés par l’explosion et il a eu terriblement peur qu’on puisse le rendre responsable de l’accident. Il lui faudra attendre plusieurs heures avant d’être rassuré par ses parents et d’être certain qu’il n’a rien fait de mal.
À aucun moment, ni après, l’enfant n’a mémorisé en conscience cette odeur rencontrée quelques secondes comme étant celle du gaz. Il saura que, suite à cette expérience terrifiante, le gaz est dangereux, mais il ne pourra pas y associer une odeur spécifique.
Par contre, son cerveau va enregistrer cette odeur puisque c’est sa fonction : enregistrer les expériences. De l’explosion aux paroles rassurantes des parents, l’enfant est très stressé, paniqué ; son cerveau archaïque va considérer cette expérience comme un très grand danger. Dans le même temps, le cerveau de l’enfant enregistre tous les paramètres liés à ce grand stress pour en faire une expérience pour le futur. Dans ce cas, il enregistre l’« odeur du gaz » puisqu’il en reste quelques traces dans ses voies respiratoires au moment du drame.
Quelques mois plus tard, l’enfant est invité au domicile d’un copain où virevoltent quelques molécules de gaz qu’il ne sait donc pas identifier. Mais son cerveau archaïque détecte immédiatement l’odeur spécifique qu’il associe au grand stress. Très rapidement, l’enfant est dans un état de mal-être profond : il est paniqué, a du mal à respirer, tousse, larmoie… des symptômes que le médecin va identifier comme une rhinite allergique ou une crise d’asthme.
Pourquoi son cerveau archaïque réagit-il ainsi ? Pour avertir l’enfant de l’imminence du danger, un peu comme s’il voulait lui dire : « Attention, ça sent le gaz, sauve-toi vite, ça va sauter comme la dernière fois ! »
Le sens et l’utilité biologique de l’allergie : son rôle est de nous avertir de l’imminence d’un danger dont nous n’avons pas conscience et que nous ne cherchons pas à éviter.
Dans le cas de l’enfant, son cerveau archaïque fait le lien entre la présence du gaz au domicile du copain et l’expérience précédente, mais l’enfant ne sait pas faire le rapprochement. Son cerveau cherche à l’avertir de l’imminence du danger en mettant en place une stratégie de « peur panique » afin de le faire réagir. Mais l’enfant ne réagissant pas à cette première alerte, puisqu’il ne comprend pas ce que son cerveau cherche à lui dire, ce dernier passe à la stratégie suivante, consistant en ces différentes manifestations physiologiques qu’on appelle allergie.
Source : livre La logique du symptôme
L’allergie correspond toujours à la solution de conflits de séparation à des personnes, des animaux, des lieux, etc.
Lors de ces séparations, en phase active de conflit, le sujet souffre « en silence » de la séparation, dans son esprit. Au niveau organique ou biologique, il fait des ulcérations au niveau de la peau ou des muqueuses concernées.
Tous les symptômes se manifestent dans la phase de conflit résolu : démangeaisons (peau, yeux), éternuements suivis d’écoulement (nez, sinus), toux (trachée) pouvant aller jusqu’à l’asthme. Tous ces symptômes évoquent le rejet vers l’extérieur (extériorisation).
C’est donc lorsqu’on retrouve l’objet du désir ou du conflit que la réparation des lésions se produit et que cela se « rebouche » grâce aux œdèmes : l’eczéma, les rhinites, les trachéites, les sinusites, les conjonctivites. C’est ce qu’appelle le Dr Fajeau le conflit des retrouvailles (puisque les signes se manifestent lors de ces retrouvailles), soit avec l’objet du conflit, soit avec l’objet du désir.
« L’allergie » n’existe pas au sens de rejet de quelque chose de nuisible, de dangereux. L’intervention du système immunitaire n’est en rien responsable de ce phénomène, contrairement à ce qui est affirmé. Il y a bien une réaction immunitaire, non pas pour rejeter quelque allergène que ce soit, mais pour informer le sujet qu’il n’a pas fait son deuil de certaines situations de séparation.
Cette petite fille est allergique aux poils de chat depuis toute petite, sous forme de rhinite et de trachéite asthmatiforme. Vers l’âge de 2 ans, ses parents lui offrent un chat, qui devient son compagnon. Elle est très affective. 2 ans plus tard, un petit frère est né et les parents décident de se séparer du chat par peur pour le bébé. La petite fille est triste de ne plus voir son chat, remplacé par le frère.
L’allergie a commencé très vite en présence du frère, mais c’est la présence du frère qui symbolise la séparation. Quand elle va en cure (loin de son frère), elle ne fait aucune crise, et lors du retour à la maison, les retrouvailles provoquent les crises. Elle retrouve le contact avec ce qu’elle aime (son frère autant que son chat).
2 enfants de 11 ans jouent au docteur dans les foins de la grange. Tout à coup, ils ont très peur d’être surpris ; ils attendent, blottis sous les bottes de foin, que les adultes s’éloignent pour se séparer. Dans la peur d’être vus, le stress est au maximum, ça chatouille le nez et l’un des deux éternue, ce qui fait qu’ils sont surpris et grondés.
Plus tard, chaque fois qu’ils sentent les foins, cela déclenche les symptômes. En effet, dans un climat de puanteur, ils ont été punis d’avoir été vus ; donc chaque fois qu’il y a contact avec le pollen des foins, le cerveau fait la solution du conflit de retrouvailles, et la crise survient.
Selon Jean-Claude Fajeau, l’urticaire est en lien avec la honte.
Il n’y a pas d’allergènes responsables des phénomènes « allergiques » mais des solutions de conflits de séparation. Toutes les maladies sont l’expression de conflits. Prétendre que toutes ces substances sont des corps étrangers que le système immunitaire veut rejeter est une erreur. La réaction est déclenchée par le cerveau, en réponse à une agression, un danger. En fait, l’allergène, le contact, ne fait qu’envoyer un message au cerveau. Il n’est donc pas la cause mais bien la conséquence de la réaction allergique.
Cette information se fait par le toucher (l’épiderme) ou par tout autre sens qui donne la même information au cerveau. Celui-ci réagit et envoie la même allergie, correspondant à la lecture de la cassette.
La maladie est le résultat de ce qui se passe dans le ressenti du patient et non de la réalité : c’est l’information qui parvient au cerveau qui déclenche la réaction.
Source : Néosanté n°46
Selon la médecine, l’allergie est une hyper-réaction à l’infiniment petit puisque l’allergène est rarement vu à l’œil nu. Elle manifeste l’impossibilité pour le corps d’enclencher le signal STOP : il n’y a plus de feed-back. Exemples : les sous-vêtements, le bruit du train proche de la maison, manger : satiété → stop.
Dans l’allergie, le corps revit sans fin un instant dramatique. Il est bloqué à une date, une heure, une seconde précise. Le corps ne sait pas que le problème n’existe plus, que le temps est passé.
Quelle est l’utilité de ne plus avoir ce STOP ? L’utilité d’avoir une hypersensibilité, une hyper-réaction à une micro-information ?
Les organes des sens sont un lieu de transformation d’une information extérieure, qui change de support et devient une information intériorisée (ex. : dans les yeux arrivent des photons, qui sont transformés en chimie avec le pourpre rétinien, puis en électricité ; la nourriture : des aliments en nutriments).
L’allergie concerne les organes des sens, les portes du corps, la perception de la réalité, la prise d’information, la transformation et la vigilance. Elle se concrétise par une hypersensibilité et la disparition du signal STOP : je suis sur la défensive, paranoïaque, attentif et vigilant, j’anticipe le danger pour me préparer.
Nous vivons dans deux univers simultanés : le livre que je tiens, réalité des feuilles, et en même temps un second univers, l’univers symbolique (ex. : livre = drame de ma scolarité…). Les 2 univers sont entremêlés. Le présent est parasité par un passager clandestin : la mémoire.
L’allergie est la présence du passé dans le présent, la présence d’un passager clandestin dans la substance (par exemple le pollen) qui en devient un allergène. Quand nous croyons réagir au pollen, nous réagissons au passager clandestin.
Quand je me sens mal avec mon mari, c’est que je l’ai transformé en allergène… dites plutôt « mon allergène » à la place de « mon chéri » ! L’allergène est le support de quelque chose d’autre que lui-même. Chaque chose parle d’autres choses en fonction des codes universels et des codes personnels. Le passager clandestin dans notre vie, c’est le passé qui s’invite au présent.
Le passager clandestin entre dans le pollen au moment du biochoc. Rappel des caractéristiques du biochoc :
Nous vivons tous des instants comme cela dans notre vie, plus ou moins fondateurs et constructeurs, programmants, qui deviennent des apprentissages, des expériences de référence. Nos cellules prennent sans cesse des photos, des vidéos, des enregistrements. Et toutes ces informations deviennent des rails, des éléments qui, une fois présents, me conduisent comme des rails de train vers l’émotion et l’histoire originelle, de façon inconsciente.
Tout est mémorisé au détail près et engrammé par nos 5 sens, nos muqueuses, notre cerveau, notre biologie. Il suffira du retour d’un de ces éléments pour me reconnecter sur cet instant tragique.
Lors du biochoc, on va déplacer notre émotion intérieure sur tous les éléments extérieurs qui deviennent des allergènes potentiels. À l’instant du biochoc, un élément présent va se transformer en passager clandestin : il reçoit le ressenti émotionnel conflictuel, la croyance limitante, l’histoire. Le monde symbolique rencontre le monde réel : il fusionne.
Lors du drame, l’inconscient recherche quelque chose à l’extérieur pour décharger cette expérience émotionnelle. Je ne veux plus ressentir cette émotion ni ce problème : c’est le pollen ou autre allergène qui prend cette émotion et devient le problème. À son contact, j’aurai une allergie mais pas d’émotion (l’émotion est refoulée). Je suis dans une hypervigilance biologique mais pas dans une hypervigilance émotionnelle : je n’ai plus d’émotion. Le sens est de rendre supportable l’insupportable.
Dans l’allergie, il n’y a pas de biochoc déclenchant émotionnel. Le corps réagit en fonction du rail qui évoque le choc.
La croyance est le véhicule qui traverse le temps et permet la pérennisation d’une expérience émotionnelle passée.
Notre inconscient choisit un allergène selon deux raisons : le déplacement et la signification.
Le déplacement :
La signification : l’allergène peut représenter quelque chose de précis, lié à la culture, et représenter autre chose dans ma famille… On retrouve ici la base du protocole « Procuste » ou « dans ma culture ». Nous retrouverons pour chaque personne des informations spécifiques.
Autre raison qui détermine le choix de cet allergène : si cet élément n’avait pas été présent, il n’y aurait pas eu de problème. Exemple : une adolescente allergique au poil de cheval. Quelque temps avant, elle se promène à cheval, accompagnée par un homme à cheval qui la coince et lui touche la poitrine : si elle n’avait pas été à cheval, elle n’aurait pas été touchée.
Sur la signification plus générale (acariens, poussière, poil, etc.), voir la section « Stratégie thérapeutique ».
Source : livre Décodage biologique des allergies
Une prise en charge globale de l’allergie ne se limite pas à ses composantes immunitaires. En effet, il peut exister une interaction entre les différents systèmes. Ainsi, l’allergie ORL peut provoquer une toux ou des éternuements qui favorisent les remontées acides de l’estomac jusque dans les bronches et dans la sphère ORL. L’abrasion des muqueuses provoquée par ces reflux favorise la diffusion des allergènes dans les muqueuses et dans les tissus qui les soutiennent. Les globules blancs qui y demeurent accentuent alors la réaction allergique, dont le traitement peut donc passer par celui des reflux de l’estomac.
Un phénomène similaire favorise l’allergie aux protéines du lait : une digestion incomplète de certains aliments laisse subsister des molécules dans l’intestin grêle, qui provoquent une allergie car elles ne devraient pas y être.
La médecine chinoise considère les allergies comme le résultat d’une attaque de facteurs pathogènes externes (Vent, Froid, Humidité, Chaleur) combinée à un terrain interne affaibli.
Les organes-clés impliqués sont :
Les allergies sont donc le signe que le corps ne parvient plus à se protéger efficacement. Le rôle de la MTC est de rééquilibrer ce terrain, en s’adaptant à la constitution et à la saison.
L’acupuncture, méthode phare de la médecine chinoise, permet de :
Grâce à des points ciblés sur les méridiens, l’acupuncture offre un soulagement rapide et profond, sans effets secondaires.
Des formules sur mesure pour drainer les mucosités, soutenir les Poumons et renforcer l’immunité.
Conseils nutritionnels pour limiter les aliments Humidité (produits laitiers, sucre) et soutenir la Rate.
Exercices pour stimuler les défenses naturelles, calmer le stress et libérer la respiration. Discipline ancestrale issue de la Médecine Traditionnelle Chinoise, qui allie mouvements simples à la concentration de l’esprit, rythmés sur une respiration ample et légère.
Des techniques modernes pour réduire les inflammations ORL et apaiser les terrains allergiques chroniques.
Les diapasons thérapeutiques sont très pratiques de par leur forme pour travailler sur les points d’acupuncture : ils produisent, à contrario de l’aiguille, une onde vibrante qui plonge dans le canal d’acupuncture à traiter, le rendant ainsi plus vivant et plus dynamique.
L’énergétique traditionnelle chinoise aiderait à soulager certaines allergies, notamment les rhumes saisonniers. En effet, elle permettrait de rétablir l’équilibre de l’organisme afin de l’aider à réagir efficacement face aux agents allergènes.
Selon l’énergétique traditionnelle chinoise, l’allergie serait liée à une faiblesse immunitaire qui rendrait l’individu plus sensible aux particules en suspension. L’humidité serait aussi en cause car elle provoquerait une accumulation de mucus, supprimant la fonction de la rate et causant la rhinite allergique. Les séances d’acupression auraient pour but d’améliorer la fonction immunitaire.
Si vous souhaitez profiter de l’action préventive de l’acupression chinoise, il est conseillé de commencer les séances quelques mois avant le début de la saison provoquant vos allergies.
L’acupression est une thérapie manuelle visant à rééquilibrer l’énergie vitale le long des méridiens : on stimule des points précis d’acupuncture en exerçant une pression dessus.
L’EFT est une méthode de guérison alternative basée sur le concept de l’acupression psychologique. En utilisant une série de tapotements sur des points spécifiques du corps tout en se concentrant sur des émotions négatives ou des souvenirs perturbants, l’EFT vise à rééquilibrer le système énergétique du corps, favorisant ainsi la guérison émotionnelle et physique.
L’EFT trouve ses racines dans la Médecine Traditionnelle Chinoise, vieille de plus de 5000 ans, dont le but est d’assurer la circulation de l’énergie dans le corps humain afin de maintenir ou de retrouver la santé.
L’EFT repose sur l’idée que les émotions négatives sont causées par des perturbations dans le système énergétique du corps. Ces perturbations peuvent être corrigées en stimulant certains points méridiens tout en focalisant l’attention sur le problème émotionnel ou physique.
L’EFT est utilisée pour une variété de problèmes émotionnels et physiques. Voici quelques-uns des principaux bienfaits :
L’un des avantages majeurs de l’EFT est sa simplicité et sa flexibilité. Une fois les bases maîtrisées, elle peut être pratiquée n’importe où et n’importe quand. Quelques conseils pour l’intégrer dans votre routine quotidienne :
Le nombre de séances et la fréquence varient en fonction de chaque personne, de ses traumatismes, de l’intensité des blocages, peurs, douleurs. Parfois, une séance peut débloquer une situation ; parfois, il est nécessaire d’y aller plus en douceur et de continuer sur plusieurs séances. Le patient est libre dans ses choix d’accompagnement : c’est à son rythme que les rendez-vous seront pris.
Il existe différentes manières de pratiquer l’EFT ; en fonction de la problématique, le praticien choisit l’une ou l’autre méthode :
Source : https://www.coachingformation.eu/devenez-technicien-eft/
Comment construire un accompagnement pour ces personnes ?
Mise en place du rail. Lors de l’instant programmant, les critères du biochoc sont présents : vécu de façon dramatique, dans l’isolement, sans solution satisfaisante et imprévu. À cet instant, l’inconscient va mémoriser tous les éléments de l’environnement, et l’un de ces éléments va être le support du vécu émotionnel. Le souvenir de cet instant se fixe sur un élément du décor qui va être considéré, par le système immunitaire, comme dangereux. Cet élément devient l’allergène, qui agit comme un véritable rail et alertera le système immunitaire à chaque nouvelle exposition.
Refoulement. Le vécu émotionnel est refoulé et déplacé sur cet élément « allergène », porteur de la mémoire émotionnelle de cet instant.
Instant déclenchant. Au contact du rail (l’allergène porteur de la mémoire émotionnelle du choc), la réaction biologique (allergie) se déclenche. À cet instant, il n’y a pas de choc ni d’émotion qui déclenche l’allergie.
Lors d’une problématique d’allergie, il est important de préciser : l’allergène, le symptôme et la date d’apparition.
Toute substance peut être un allergène (comme avec la molécule de gaz selon Laurent Daillie) ! L’allergène peut avoir été présent au moment du choc, mais souvent aussi l’allergène est chargé de sens réel ou symbolique.
En résumé : il y a l’allergène (vérifier le diagnostic), les réactions (localisation) et la date d’apparition.
L’objectif est de retrouver l’instant du choc émotionnel, vécu dramatiquement, dans l’isolement, sans solution satisfaisante et imprévu, et dont l’élément (l’allergène) était présent.
Pour trouver les rails de ce biochoc, il faut faire un arrêt sur image sur ce que les organes des sens ont enregistré lors de cet événement en lien avec l’allergène :
Je rappelle qu’en cas de conjonctivite, rhinite, etc., ce sont des inflammations, donc en phase de vagotonie : je retrouve le contact avec la vue de… Qu’est-ce que j’ai solutionné en lien avec une inquiétude, un danger ?
On peut construire un Émocluedo (ou portail), en précisant ce qui aggrave et ce qui augmente les symptômes.
Je vais parler de moi : j’avais une « allergie » qui démarrait fin janvier jusqu’en avril. Je n’ai jamais fait de test. Avec des collègues, on a cherché ce qui fleurissait à cette période : les mimosas… donc on en déduit une allergie aux mimosas. Le sens, le symbole, quels symptômes : nez bouché, comme une boule, limite des sinus frontaux… Je retrouve un biochoc, je libère l’émotion… l’année suivante : allergie.
Lors du stage sur les allergies, je propose aux stagiaires de travailler sur cette allergie. Elles me posent la question : qu’est-ce qui aggrave, qu’est-ce qui améliore ? Et là je prends conscience que je suis mieux dehors, quand je bouge, quand je fais du sport, à l’air ! Dedans, le nez se bouche… surprenant pour une allergie à un arbre !
Eh bien le biochoc, c’est le décès de ma mère fin janvier : un an avant le déclenchement de l’« allergie », elle avait été placée en EHPAD et je m’étais dit « soit elle s’accroche, soit elle meurt dans 6 mois » ; elle a tenu un an. J’étais coupable d’avoir mis ma mère en EHPAD. Le nez bouché empêchait que la mort entre en moi.
L’année suivante, plus de symptômes en janvier… une rhinite et une conjonctivite qui démarrent le 14 février ! J’ai fait une séance… ce fut beaucoup plus rapide : je présupposais l’origine, mais je ne pouvais pas aller dans l’émotion seule !
Mais pourquoi ai-je des allergies… et suis-je la seule dans la famille ? Elle vient répondre à une ou des émotions qui n’ont jamais été exprimées lors d’un biochoc ? Qu’est-ce qui fait que, lors du biochoc, le corps ne donne pas la réponse adaptée et logique, et que l’inconscient met l’information du vécu émotionnel sur l’objet ? À cet instant, la personne n’est pas « incarnée », l’émotion est mise « sous le tapis » : ce n’est pas grave, la colère, l’injustice, il faut tenir ? Être dans l’émotion serait dangereux ? Elle est dans le contrôle ?
L’allergie est une pathologie qui touche le système immunitaire, dont la fonction est de défendre l’ensemble de l’organisme. Les hypothèses pour l’Émocluedo sont : danger, vigilance, identité.
Un objet non dangereux devient dangereux pour certains individus et déclenche ce système de défense, de protection du corps.
Le système immunitaire se compose des organes dits lymphoïdes : moelle osseuse, thymus, ganglions lymphatiques, rate et amygdales. C’est le gardien de notre identité, du « MOI ». Il fait partie du 3e étage de la biologie : besoin de structure, identité, appartenance, valeur.
Dans les allergies, il y a un excès de fonction du système immunitaire : c’est le super-défenseur qui se bat contre des ennemis imaginaires.
Le pays est hyper-militarisé, toujours prêt à déclencher une guerre ! Pour survivre, je ne fais confiance à personne ; le problème, c’est les autres ! L’extérieur est considéré comme dangereux, comme un agresseur. Le danger est partout et imminent : il faut être hyper-vigilant et avoir des réactions de séduction ou d’attaque permanentes. L’autre peut envahir et détruire mon MOI.
Il s’agit de structures de méfiance, de contrôle, de maîtrise, avec souvent un déni et / ou un camouflage de ses faiblesses. Leurs stratégies s’appuient sur l’idée que l’on ne peut compter que sur soi.
Cette peur de l’envahissement peut se traduire par la colère : le monde extérieur a tort, il est mauvais et injuste (Caliméro). L’injustice est dangereuse. Ce sont des structures de victimes et capricieuses.
Il y a un hyper-contrôle de soi pour montrer que l’on est quelqu’un de bien, avec un besoin de reconnaissance. Elles cachent leurs faiblesses, avec une notion de perfectionnisme pour être acceptées par l’autre. Elles ont peur des réactions extérieures, elles réagissent par l’agressivité et retournent cette agressivité contre elles-mêmes.
« Je suis allergique » / « j’ai une allergie » : sortir de l’identification à la maladie (les 2 feuilles : allergie à gauche, pleine santé à droite) ; protocole sur l’identité.
En cas de plusieurs allergies, sur différents appareils, vérifier le transgénérationnel, la vie intra-utérine, la grossesse, la naissance…
Depuis 15 ans, des recherches ont mis en évidence le rôle majeur de l’IL-33 (protéine messagère du système immunitaire, une cytokine) qui agit principalement comme une alarme (alarmine) dans l’inflammation allergique et la prédisposition à l’asthme chez l’homme.
Les travaux publiés en avril 2018 indiquent que des allergènes respiratoires responsables de l’asthme, comme les pollens, les moisissures, les acariens, ou les allergènes liés aux conditions de travail (enzyme subtilisine utilisée dans l’industrie des détergents, etc.), possèdent des enzymes dites protéases, capables de générer des formes hyperactives de l’IL-33. Ces signaux surpuissants activent des cellules immunitaires ressemblant aux lymphocytes : les cellules lymphoïdes innées de type 2, ou ILC2. Or celles-ci ont pour rôle de produire de grandes quantités de deux cytokines majeures de l’allergie : l’IL-5 et l’IL-13. D’où les symptômes allergiques exacerbés observés dans l’asthme, comme une forte production de mucus rendant la respiration difficile.
L’idée est de développer des anticorps bloquant cette protéine ou son récepteur ST2, pour stopper non seulement la production d’IL-5 mais aussi celle d’IL-13, et ce quelle que soit la forme d’asthme sévère – avec ou sans beaucoup d’éosinophiles.
La société américaine AnaptysBio teste des anticorps bloquant l’IL-33 chez des patients atteints de dermatite atopique (une allergie cutanée) et d’allergie à la cacahuète. Pour la dermatite atopique, les premiers résultats rapportés sont apparemment encourageants. Ceci dit, les données solides à ce jour concernent surtout l’asthme.
Source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/allergies-vers-de-nouvelles-pistes-therapeutiques
Avant même la naissance de l’enfant, sa vie in utero jouerait sur son risque de développer une allergie. Comment ? Via un méconium moins riche, qui affecterait le développement de son microbiote intestinal et, en fin de compte, de son système immunitaire. Le méconium commence à se former in utero dès la 16e semaine de gestation.
Les résultats des chercheurs confortent l’idée que la mise en place de l’allergie commence bien avant ses premiers symptômes : dès 3 mois, les nourrissons futurs allergiques présentent un microbiote intestinal moins diversifié et moins mature. Les chercheurs sont donc allés regarder en amont, dans leurs toutes premières selles, le fameux méconium. Même constat pour le méconium à trois mois, où l’on observe une moindre diversité des bactéries présentes, et une faible diversité des molécules produites par ces micro-organismes.
L’apparition d’une allergie pourrait donc s’expliquer par le mécanisme suivant : durant la grossesse, des facteurs environnementaux favorisant l’allergie modifieraient la composition du méconium, moins riche en métabolites à la naissance. Parce que les premières bactéries à coloniser le tube digestif du nourrisson se nourrissent de ces métabolites, un méconium moins riche rime avec une perte de diversité et de maturation du microbiote au début de la vie.
Sources : https://www.biocodexmicrobiotainstitute.com/fr/allergie-le-role-de-la-vie-utero – https://www.biocodexmicrobiotainstitute.com/fr/pro/cibler-le-microbiote-intestinal-pour-lutter-contre-lallergie
Le méconium est la substance qui se trouve à l’intérieur des intestins du bébé alors qu’il est encore dans l’utérus (le bébé à naître est appelé fœtus). Même si le fœtus ne mange pas d’aliments, il avale le liquide amniotique dans lequel il flotte. Il s’agit d’une substance vert foncé collante présente dans les intestins du fœtus. Il y a inhalation lorsque l’on aspire quelque chose qui se retrouve dans les poumons.
Si un fœtus est soumis à un stress juste avant la naissance, il peut déféquer du méconium dans le liquide amniotique. Le syndrome d’inhalation méconiale se produit lorsqu’un fœtus inhale du liquide amniotique contenant du méconium. L’inhalation de liquide amniotique pur n’est pas dangereuse. Mais si le liquide contient du méconium, ce dernier peut obstruer les voies de passage de l’air du bébé et irriter les poumons.
Les médecins suspectent un syndrome d’inhalation méconiale s’il y a du méconium dans le liquide amniotique à la naissance du bébé et si ce dernier présente des problèmes respiratoires.
Source : MSD Manuels – https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/les-faits-en-bref-problèmes-de-santé-infantiles/problèmes-pulmonaires-et-respiratoires-chez-le-nouveau-né/syndrome-d-inhalation-méconiale
Une étude danoise publiée dans Nature Microbiology éclaire d’un jour nouveau la façon dont le système immunitaire se construit dès la petite enfance, et pourquoi certains enfants développent moins d’allergies que d’autres.
Aujourd’hui, selon l’Inserm, près d’un enfant sur trois présente au moins une maladie allergique, et l’asthme reste la pathologie chronique la plus fréquente, touchant entre 7 et 10 % des enfants en France. Eczéma, rhinites allergiques, allergies alimentaires ou crises d’asthme apparaissent de plus en plus tôt, parfois dès les premières années de vie.
Les chercheurs de l’Université technique du Danemark (DTU) se sont intéressés à certaines bifidobactéries, naturellement présentes dans l’intestin des nourrissons, notamment chez ceux colonisés très tôt après la naissance. Leur découverte majeure : ces bactéries produisent des métabolites capables de moduler la réponse immunitaire.
L’un d’eux, le lactate de 4-hydroxyphényl (4-OH-PLA), agit comme un véritable « frein » sur les réactions allergiques. Lors d’expériences menées sur des cellules immunitaires humaines, ce composé a permis de réduire fortement la production d’immunoglobuline E (IgE), l’anticorps clé impliqué dans les réactions allergiques telles que le rhume des foins, l’eczéma ou encore l’asthme.
« La principale avancée est l’identification d’un mécanisme précis capable d’inhiber le développement des réponses allergiques dès la petite enfance », souligne Susanne Brix Pedersen, professeure à la DTU Bioengineering et responsable du projet.
En outre, aux concentrations naturellement observées dans l’intestin des nourrissons, le 4-OH-PLA diminue la production d’IgE d’environ 60 %, sans perturber les autres anticorps nécessaires à l’immunité. Autrement dit, la défense globale de l’organisme reste intacte, tandis que l’emballement allergique est contenu.
Pour établir ce lien, les chercheurs ont suivi 147 enfants de la naissance jusqu’à l’âge de cinq ans, en analysant à la fois la composition de leur microbiote intestinal, les métabolites produits et l’évolution de leurs marqueurs immunitaires. Les nourrissons présentant une forte présence de certaines bifidobactéries dès les premiers mois de vie étaient significativement moins susceptibles de développer des sensibilisations allergiques ultérieures.
Les chercheurs ont également identifié les facteurs favorisant naturellement cette colonisation bénéfique :
« Les enfants nés par voie basse ont jusqu’à quatorze fois plus de chances d’acquérir ces bifidobactéries auprès de leur mère », explique Rasmus Kaae Dehli, immunologiste à la DTU.
Si ces bactéries sont de plus en plus rares dans les sociétés occidentales, les chercheurs estiment qu’il devient possible de compenser cette perte. L’ajout ciblé de bifidobactéries capables de produire le 4-OH-PLA, ou de leurs métabolites, pourrait ouvrir la voie à de nouveaux compléments probiotiques ou à des préparations infantiles enrichies, destinées aux nourrissons à risque.
Des essais cliniques sont déjà en cours au Danemark dans le cadre de l’étude Begin, visant à prévenir précocement l’asthme et les allergies. Ces travaux suggèrent qu’une partie de la prévention des allergies et de l’asthme pourrait se jouer bien avant l’apparition des premiers symptômes, au moment où le microbiote intestinal se met en place.
Source : Futura Sciences – https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/microbiotes-nouvelle-decouverte-medicale-chercheurs-danois-identifient-enfin-certains-enfants-echappent-allergies-130564/
Aujourd’hui, près d’une personne sur trois est allergique à quelque chose, selon l’Inserm. Alimentaires, respiratoires, cutanées, les allergies se sont installées dans le quotidien de nombreuses familles. On sait déjà que leur développement repose sur une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux, sans que cela ne suffise à expliquer leur explosion récente. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Nature, explore une autre piste sur la façon dont le système immunitaire se construit, ou non, dès les premières années de la vie.
Deux groupes de souris ont été observés. Les premières ont grandi dans des environnements riches en microbes, proches des conditions naturelles. Les secondes ont été élevées dans des conditions de laboratoire très contrôlées, pauvres en diversité microbienne. Les deux groupes ont ensuite été exposés à des allergènes courants, notamment alimentaires (soja, arachide et pois).
Les différences sont nettes. Les souris exposées tôt à un environnement plus « vivant » développent beaucoup moins de réactions allergiques sévères. Leur système immunitaire réagit de façon plus calme, plus mesurée, face à des substances pourtant connues pour déclencher des allergies.
« Nous avons observé que l’exposition normale aux microbes induit un état du système immunitaire fondamentalement différent », explique Ruslan Medzhitov, immunologiste à Yale et auteur principal de l’étude.
Chez les souris élevées dans des environnements riches en microbes, le système immunitaire ne réagit pas de manière excessive. Au lieu de produire majoritairement des anticorps IgE, responsables des réactions allergiques, il privilégie les anticorps IgG, dits « protecteurs », capables de reconnaître les allergènes sans déclencher de réaction violente. À l’inverse, un environnement trop pauvre en stimulations microbiennes laisse le système immunitaire dans un état immature, plus enclin à réagir de façon disproportionnée à des substances pourtant inoffensives.
Ces résultats rejoignent d’autres travaux menés chez l’humain, montrant que les enfants grandissant dans des fermes ou au contact d’animaux développent moins d’allergies et d’asthme. L’étude de Yale apporte ici un chaînon biologique manquant pour comprendre ce phénomène observé depuis des années. Elle suggère un effet indirect : en éliminant presque toute exposition aux microbes du quotidien, nous avons privé le système immunitaire de certains apprentissages essentiels, surtout chez les jeunes enfants. Résultat : un organisme très protégé, mais parfois mal préparé à tolérer des expositions banales.
À terme, ces travaux pourraient aider à repenser la prévention des allergies : mieux identifier les périodes clés du développement immunitaire, éviter une aseptisation excessive de l’environnement des enfants, et développer des approches qui renforcent les réponses immunitaires protectrices plutôt que de se limiter à traiter les symptômes.
Source : Futura Sciences – https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/allergies-lorsque-votre-enfant-rate-son-entrainement-immunitaire-il-risque-consequences-vie-130889/
Une étude menée par des scientifiques de l’Institut Pasteur révèle que les microbes protègent le poumon contre le développement ultérieur d’allergies et d’asthme. Cette protection durable est « mémorisée » non pas par les cellules du système immunitaire, mais par les fibroblastes, les cellules structurantes du poumon. Ces résultats, publiés dans Nature Immunology, ouvrent des perspectives nouvelles pour développer des stratégies préventives contre les allergies respiratoires.
Des chercheuses et chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’Inserm, dirigés par Gérard Eberl (unité Microenvironnement et immunité) et Lucie Peduto (unité Stroma, inflammation et réparation tissulaire), ont voulu tester directement cette hypothèse. Leur découverte est remarquable : une exposition du poumon à des fragments de microbes induit une mémoire immunitaire durable qui bloque efficacement les réactions allergiques ultérieures, et cela pendant plusieurs mois.
Les fibroblastes sont des cellules presque « ordinaires » : elles forment la structure du poumon, participent à la cicatrisation, soutiennent et dirigent les cellules immunitaires. Que recèlent-elles de particulier ? Une modification épigénétique du gène Ccl11, qui code pour la molécule CCL11, ou éotaxine, responsable du recrutement des éosinophiles, les maîtres de la réaction allergique.
« Chez la souris, nous avons observé que lorsque le poumon déclenche une réponse immunitaire de type 1, induite par des virus ou des bactéries, il bloque durablement le gène Ccl11 dans les fibroblastes. Cette modification épigénétique persiste pendant des mois et protège complètement les poumons contre les réactions allergiques. C’est véritablement une mémoire tissulaire qui persiste bien après la disparition des cellules immunitaires présentes lors de l’infection initiale », explique Amy Blondeau, co-première auteure de l’étude.
D’une part, cette découverte justifie des interventions prophylactiques. L’administration précoce d’agents stimulant une réponse immunitaire de type 1 (comme l’OM-85, déjà utilisé en clinique) pourrait prévenir durablement le développement d’allergies : il s’agirait d’une véritable stratégie de prévention, et non seulement d’un traitement symptomatique.
D’autre part, l’étude incite à cibler les fibroblastes au lieu de se concentrer uniquement sur le système immunitaire. De futures thérapies pourraient corriger directement la programmation épigénétique des fibroblastes pour protéger contre les allergènes.
L’équipe continue à explorer les moyens de convertir cette découverte fondamentale en approches thérapeutiques. Pour cela, elle va s’atteler à répondre aux questions encore en suspens : chez l’enfant, combien de temps une infection pourrait-elle protéger contre les allergies ? Comment optimiser les interventions pour induire cette protection ? Peut-on restaurer cette mémoire protectrice chez des personnes déjà allergiques ?
Source : Institut Pasteur – https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/comment-microbes-protegent-allergie
Pendant des décennies, le discours médical dominant recommandait d’éviter ou de retarder l’introduction des aliments allergisants chez les bébés à risque. L’idée semblait intuitive : si un aliment peut provoquer une allergie, mieux vaut attendre que le système immunitaire soit « mature ». De nombreux parents d’enfants des années 2000 ont ainsi gardé lait de vache, œufs, poissons et noix hors de portée de leur nourrisson jusqu’à l’âge de 1, 2, voire 3 ans.
Résultat ? Les allergies alimentaires ont explosé en 20 ans dans les pays occidentaux. Quelque chose ne fonctionnait manifestement pas.
En 2015, l’étude LEAP (Learning Early About Peanut allergy), publiée dans le New England Journal of Medicine, a bouleversé les pratiques mondiales. Des chercheurs britanniques ont suivi 640 nourrissons à haut risque d’allergie à l’arachide (eczéma sévère, allergie à l’œuf), divisés en deux groupes :
À l’âge de 5 ans, le groupe ayant consommé l’arachide précocement présentait 81 % moins d’allergies à l’arachide que le groupe éviction. Un résultat stupéfiant, confirmé par les études de suivi jusqu’à l’adolescence.
Le système immunitaire du nourrisson est dans une fenêtre de tolérance optimale entre 4 et 12 mois. Lorsqu’il rencontre un allergène alimentaire pendant cette période, il apprend à le reconnaître comme inoffensif. À l’inverse, si l’aliment est absent de l’alimentation mais présent dans l’environnement (poussière, peau de proches), le système immunitaire peut le percevoir comme une menace et déclencher une allergie.
Source : https://mamanetbebenature.fr/fr/blog/895_introduction-des-allergenes-chez-bebe.html